Quand l’amour devient un emploi à temps plein : le coût réel du rôle de proche aidant et les stratégies permettant de retrouver un meilleur équilibre familial
Prendre soin d’un proche est l’un des rôles les plus importants que l’on puisse assumer. Il s’agit d’une vocation qui s’enracine dans le dévouement, la loyauté et un sens profond des responsabilités. Toutefois, pour de nombreuses familles, le rôle de proche aidant commence par de « petits services » avant de devenir progressivement un emploi à temps plein, ce qui entraîne des répercussions émotionnelles, physiques et financières auxquelles peu de personnes sont préparées.
Au Canada, des millions de proches aidants portent discrètement cette responsabilité au quotidien. Ils le font par amour, mais trop souvent au détriment de leur santé, de leurs relations et de leur bien-être. La bonne nouvelle est que les familles n’ont pas à choisir entre l’amour et l’équilibre. : on peut concilier les deux grâce à un soutien adapté.
La réalité cachée du rôle de proche aidant
Selon l’Institut canadien d’information sur la santé, plus de 95 % des aînés recevant des soins à domicile font appel à des membres de leur famille, souvent dépourvus de formation, de salaire ou du soutien adéquat. Bien que le rôle de proche aidant puisse être profondément enrichissant, il comporte aussi d’importants défis souvent sous-estimés.
Épuisement émotionnel
Les proches aidants vivent souvent dans un état permanent de vigilance, préoccupés par la sécurité, les médicaments, les rendez-vous et ce qui pourrait survenir ensuite.
Les proches aidants risquent davantage de souffrir de ce qui suit :
- stress chronique et épuisement;
- anxiété et dépression;
- privation de sommeil;
- sentiments de culpabilité ou d’isolement.
De nombreux proches aidants luttent en silence et pensent qu’ils devraient être en mesure de « s’occuper de tout ». Au fil du temps, cette charge émotionnelle peut toucher à la fois le proche aidant et la personne dont il s’occupe.
Pression financière
Même lorsque les soins sont offerts à domicile, les dépenses peuvent rapidement s’accumuler : aménagement du domicile, services de soins privés, transport, besoins médicaux, perte de revenus ou d’occasions professionnelles. Ces coûts souvent imprévisibles peuvent causer un stress à long terme et retombent souvent sur les enfants d’âge adulte ou les conjoints qui ont déjà leur propre avenir financier à planifier.
Relations familiales tendues
Lorsqu’une fille ou un fils devient coordonnateur des soins ou qu’un conjoint endosse le rôle d’infirmier, la relation évolue. Les conversations, qui étaient auparavant des moments pour tisser des liens, sont désormais centrées sur la logistique. L’amour est toujours présent, mais il peut être enseveli sous les responsabilités, les horaires et le stress. Beaucoup de proches aidants hésitent à l’exprimer à haute voix, car ils ont l’impression de se plaindre d’une personne qu’ils aiment. Le fait d’admettre cette pression ne veut pas dire que vous vous souciez moins de la personne dont vous prenez soin, mais simplement que vous êtes humain.
Lorsque le rôle de proche aidant devient insoutenable
De nombreuses familles considèrent la vie en résidence comme une solution de dernier recours et l’envisagent uniquement lorsque le rôle de proche aidant devient trop difficile ou insoutenable. Cette perspective peut rendre la décision émotionnellement chargée.
Toutefois, le fait de choisir une résidence pour aînés ne témoigne pas d’un manque de bienveillance. Il s’agit d’obtenir le soutien nécessaire pour éviter que la prestation de soins ne repose plus sur les épaules d’une seule personne. Grâce à des services de soins adaptés, à des milieux sûrs et accueillants ainsi qu’à des occasions quotidiennes de tisser des liens avec leurs pairs, les aînés peuvent continuer à vivre avec dignité et autonomie, tandis que les familles retrouvent l’équilibre dans leur vie.
Lorsque les responsabilités quotidiennes sont partagées, un changement important se produit : les relations commencent à se restaurer. Les enfants d’âge adulte peuvent redevenir des fils et des filles, les conjoints peuvent se retrouver en tant que partenaires et le temps passé ensemble est moins consacré à la gestion des tâches et davantage axé sur le bonheur d’être avec l’autre.
Pour approfondir votre réflexion, lisez notre guide intitulé « Vieillir à la maison ou vivre dans une résidence pour aînés », qui présente les réalités du vieillissement à la maison et les avantages de la transition vers une résidence pour aînés.
Découvrez comment Chartwell aide les familles à retrouver l’équilibre
Chez Chartwell, nous comprenons que la décision de vivre en résidence ne concerne pas seulement les besoins d’un proche; l’objectif est de soutenir les aînés tout en prenant soin des familles qui les aiment.
Qu’il s’agisse d’options de soins flexibles, d’appartements soigneusement conçus ou d’espaces chaleureux qui encouragent la communication et l’autonomie, Chartwell soulage les familles des responsabilités quotidiennes qu’elles doivent souvent assumer seules. Notre personnel dévoué offre un soutien constant, tandis que les résidents profitent d’un mode de vie axé sur le confort, la sécurité et des interactions sociales enrichissantes. Pour les proches aidants, cela signifie moins de décisions urgentes et de stress quotidien, et plus de temps pour se concentrer sur ce qui compte le plus : vivre des moments précieux ensemble.
Si vous réfléchissez à des solutions de soutien pour votre famille, nous vous invitons à trouver une résidence Chartwell près de chez vous ou à planifier une visite personnalisée au moment qui vous convient pour découvrir comment la vie en résidence peut rétablir l’équilibre dans votre vie et celle de la personne dont vous prenez soin.
* Les références citées dans cet article de blogue proviennent des sources suivantes (par ordre d’apparition) :
- Institut canadien d’information sur la santé. « Défis et soutien des aidants naturels » (sans date de publication), en ligne : https://www.cihi.ca/fr/la-demence-au-canada/defis-et-soutien-des-aidants-naturels