Conversations essentielles avec Dre Amy : Discuter avec ses parents vieillissants à l’Action de grâces

Nous serons nombreux à souligner l’Action de grâces avec notre famille, que ce soit en personne ou de façon virtuelle en raison de la COVID-19. Quelle que soit la formule adoptée, on peut s’attendre à ce que cette fête soit bien différente cette année. Outre les nombreuses précautions qu’exige le fait de se réunir de façon sécuritaire, plusieurs d’entre nous s’inquiètent de l’effet de la pandémie sur nos parents. Ces préoccupations resteront bien présentes dans les prochains mois, alors que certaines provinces choisissent un retour partiel au confinement en cette deuxième vague annonçant un automne et un hiver incertains.

Malgré les difficultés et les frustrations que nous risquons de rencontrer à l’Action de grâces cette année, cette situation nous donne l’occasion d’avoir des conversations essentielles avec nos parents et nos frères et sœurs qu’il était plus difficile d’avoir dans le contexte d’avant. Planifier en cas d’imprévu et prévoir un soutien pratique et émotionnel semble plus pertinent que jamais à la lumière de l’expérience vécue ces derniers mois.

Voici quelques idées de discussions ainsi que des astuces pour aborder ces sujets.

Conversations essentielles à avoir avec vos parents :

  • L’un des sujets les plus importants dont vous pouvez parler avec vos parents, c’est de vous assurer qu’ils peuvent compter sur un soutien pratique adéquat en cas de souci de santé ou d’urgence pendant la deuxième vague de la pandémie. Beaucoup de personnes ne souhaitent pas effectuer de planification liée à de telles éventualités, mais la première vague a démontré la nécessité d’une pensée proactive pour préserver sa santé et sa sécurité.

  • Vous savons que pour bien des aînés (et aussi des personnes de tous âges!), le confinement a été une période de solitude et d’isolement lors de la première vague de la pandémie. Vous pourriez parler d’options pour faciliter la vie de vos parents si nous devons retourner en confinement, surtout pendant l’hiver. Par exemple, de nombreux aînés se débrouillent très bien avec la technologie, tandis que pour d’autres il est plus difficile d’effectuer des appels vidéo, qui permettent d’établir une meilleure connexion que les appels vocaux. Si vos parents ont éprouvé des problèmes techniques dans les six derniers mois, le moment pourrait être bien choisi pour régler ces problèmes et vous assurer qu’ils peuvent utiliser ces outils sans assistance. Vous pourriez également établir un horaire de communication pour que vos parents puissent recevoir des appels des membres de votre famille à tour de rôle sur une base quotidienne ou presque.

  • Il pourrait également être judicieux d’explorer avec vos parents les diverses options d’hébergement afin de déterminer ce qui leur convient le mieux à court terme ainsi qu’à long terme. Vos parents pourraient envisager la vie en résidence, où des gens sont là pour les aider, au besoin, et où l’on peut facilement socialiser et établir des relations en toutes circonstances. L’un des principaux avantages de la vie en résidence est l’équilibre établi entre la vie privée et la sécurité, avec une équipe toujours prête à soutenir vos parents, au besoin. De plus, il y a évidemment l’avantage considérable de ne plus avoir à se préoccuper de l’entretien ménager ou des tâches quotidiennes!

Astuces pour aborder ces questions essentielles avec vos parents :

  • Pour maintenir un échange efficace et harmonieux avec vos parents, commencez par leur expliquer que vous avez à cœur leur qualité de vie d’aujourd’hui, de demain et de plus tard. Vous pouvez leur dire de ne pas hésiter à aborder certains sujets pour vous assurer qu’ils ont tout ce dont ils ont besoin en ce début de deuxième vague de la pandémie.

  • Vous pourriez également souligner qu’une planification proactive effectuée ensemble dès maintenant augmente considérablement la probabilité qu’ils puissent faire leurs propres choix. Lorsque les gens doivent prendre des décisions relatives à leurs soins ou à leur hébergement en situation de crise, ils n’ont pas toujours autant de latitude que s’ils avaient amorcé la réflexion à l’avance. Encore une fois, vous pouvez les rassurer en précisant que votre but est de les aider à rester maîtres de leur vie. Voilà pourquoi vous avez ces discussions!

  • N’oubliez pas que la pandémie a suscité des sentiments de vulnérabilité, d’anxiété et d’incertitude chez de nombreuses personnes. Vous pourriez choisir d’aborder le sujet avec vos parents et vos frères et sœurs à l’occasion du congé de l’Action de grâces, puis d’y revenir quelques semaines plus tard. De cette façon, tout le monde aura le temps de réfléchir à comment se préparer aux prochains mois ainsi que d’envisager le choix d’un milieu de vie pour plus tard.

L’Action de grâces est l’occasion de contempler ce qui mérite notre gratitude dans notre vie. Même au cœur d’une année très difficile, je vous souhaite que votre Action de grâces, quelles que soient vos célébrations, soit remplie de reconnaissance et de rires! Espérons que vous aurez l’occasion d’avoir des conversations qui permettront à vos parents de mettre de la joie et de la sérénité dans leur vie, au cours des mois et des années à venir.