Conversations essentielles avec Dre Amy : Choisir de vivre et non simplement survivre

Nous sommes probablement plusieurs à avoir l’impression d’avoir simplement survécu aux derniers mois plutôt que d’avoir pleinement profité de la vie. Si la situation s’est certainement accompagnée de tout un lot de défis, l’un des plus pénibles d’entre eux a sans doute été la distanciation sociale, l’absence de nos proches.

Malheureusement, même lorsqu’il n’y a pas de pandémie, l’isolement affecte beaucoup trop d’aînés. Ils sont nombreux, par désir de conserver leur autonomie, à demeurer dans leur maison même lorsque cette situation ne leur convient plus. Parce que les tâches ménagères quotidiennes ou l’entretien de la maison nécessitent trop de temps et d’énergie, parce que la conduite automobile dans les rigueurs de l’hiver canadien est de plus en plus difficile, ou parce qu’il est de plus en plus compliqué de voir les amis et la famille, les aînés sont trop souvent seuls et se sentent isolés.

Solution intéressante depuis toujours, la vie en résidence permet de régler bon nombre de ces problèmes. En résidence, les aînés profitent de l’intimité de leur appartement tout en ayant l’avantage de pouvoir côtoyer d’autres gens lorsqu’ils le souhaitent. Et comme ils n’ont plus à s’occuper des tâches ménagères et de l’entretien, ils ont plus de temps pour voir des amis, s’adonner à leurs passe-temps ou faire d’autres activités. Il est également rassurant de savoir que des gens sont à proximité en cas de besoin.

Quand mes parents ont commencé à vieillir, je les ai encouragés à envisager la vie en résidence. Mon père n’était pas chaud à l’idée, et avait une certaine conception de ce que serait ce mode de vie. Il était d’avis que les résidences étaient pleines de personnes âgées et lui, ne se sentait pas vieux. En raison de ces idées préconçues, mes parents sont demeurés dans leur maison, qui était un peu isolée, beaucoup plus longtemps que ce que j’aurais voulu. Je m’inquiétais de ce qui arriverait à mon père si ma mère décédait avant lui. Par exemple, ses contacts sociaux tournaient essentiellement autour des travailleurs des soins à domicile qui venaient s’occuper de ma mère après son AVC.

J’ai finalement réussi à convaincre mon père de poser un regard objectif sur la vie en résidence et mes parents y ont ensuite déménagé. Moins de six mois plus tard, mon père m’a dit que ma mère et lui auraient dû prendre cette décision il y a des années, et que c’était tellement mieux que ce qu’il avait imaginé. J’ai vu un nombre incalculable de gens faire ce constat durant ma carrière, dans le cadre de mon travail auprès d’aînés.

Mon père a réalisé que les autres résidents étaient comme lui, c’est-à-dire qu’ils voulaient encore mordre dans la vie. Et, lorsqu’il prenait soin de ma mère, mon père n’avait pas le temps d’avoir une vie sociale ou ne pouvait tout simplement pas parce qu’il devait aussi s’occuper de la maison. Maintenant, il a des gens avec lesquels il peut aller marcher, boire un café ou juste parler, et il peut profiter des sorties qui sont organisées. Il est plus heureux et goûte de nouveau à la vie.

Vous vous demandez peut-être ce qu’il en est dans la situation actuelle. La vie en résidence est-elle sûre en temps de pandémie? Il est important d’examiner les faits afin de pouvoir se faire sa propre idée. Il est vrai que les centres de soins ont été durement frappés par la COVID 19, mais la vie en résidence est très différente de la vie en centre de soins de longue durée. N’oubliez pas que les aînés y ont leur propre appartement et qu’il leur est donc possible de s’isoler des autres, au besoin. La meilleure chose à faire est de vous renseigner sur les résidences qui vous intéressent et de poser des questions sur les mesures mises en place pour assurer la sécurité des résidents pendant la pandémie et sur les résultats obtenus. Il y a de fortes chances que vous soyez agréablement surpris par les solutions trouvées pour préserver la santé des résidents tout en maintenant les nombreux avantages de la vie en résidence. Vous pourrez ainsi comparer votre vie des derniers mois, à la maison, à ce qu’elle aurait pu être dans une résidence pour aînés.

Peut-être qu’un jour, on laissera tomber l’idée préconçue selon laquelle vieillir dans sa maison le plus longtemps possible est synonyme d’une plus grande autonomie. En réalité, être autonome, c’est vivre comme on le souhaite dans un environnement qui nous permet de nous épanouir et d’avoir la liberté de faire ce qui nous plaît. Vous le méritez, à chaque étape de votre vie.

Pour en savoir plus sur l’expérience sociale et sécuritaire qu’offre Chartwell, notamment sur nos mesures de sécurité, consultez le site chartwell.com dès aujourd’hui.