Comment réduire les risques d’insuffisance cardiaque chez les retraités?

Aperçu : L’insuffisance cardiaque congestive est l’une des maladies du cœur les plus répandues et sérieuses touchant les aînés canadiens. Il s’agit aussi de l’une des principales causes d’hospitalisation dans cette frange de la population. Les maladies coronariennes, l’hypertension et les infarctus du myocarde sont derrière la plupart des cas d’insuffisance cardiaque, et le meilleur moyen d’éviter ces problèmes, consiste à adopter des habitudes favorisant la santé cardiaque et de veiller à ce que les prédispositions qui peuvent les engendrer soient prises en charge.


En février, au Canada, on souligne le Mois du cœur*. L’insuffisance cardiaque congestive est l’une des maladies du cœur les plus répandues chez les aînés canadiens et les plus sérieuses à toucher cette population. Selon l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), plus de 650 000 Canadiens vivent avec une insuffisance cardiaque, dont 80 % sont âgés de 65 ans et plus*.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le terme « insuffisance cardiaque » ne veut pas dire que le cœur s’arrête complètement, mais plutôt que le muscle cardiaque, endommagé ou affaibli, est incapable de pomper suffisamment de sang pour répondre aux besoins du corps*, explique la Fondation des maladies du cœur du Canada.

Quels sont les symptômes d’une insuffisance cardiaque?

Voici des symptômes pouvant indiquer une insuffisance cardiaque :

  • dyspnée (souffle court);
  • gain de poids soudain (plus de 2,5 kg ou 5 livres en une semaine);
  • ballonnements ou sensation de satiété perpétuelle;
  • toux persistante;
  • fatigue extrême;
  • perte d’appétit ou changements dans l’appétit;
  • augmentation du besoin d’uriner durant la nuit;
  • enflure accrue des chevilles, des pieds, des jambes, du ventre ou de la zone au bas de la colonne vertébrale*.

Communiquez avec votre médecin si vous ressentez l’un de ces symptômes : plusieurs tests permettent de vérifier si vous êtes ou non atteint de ce problème de santé* et d’établir un protocole de traitement.

Prévenir l’insuffisance cardiaque congestive

Une insuffisance cardiaque congestive cache bien souvent des problèmes liés aux maladies coronariennes, l’hypertension et les infarctus du myocarde*, selon l’American Heart Association. D’autres problèmes peuvent aussi être en cause, par exemple une valvule cardiaque anormale, une maladie du muscle cardiaque, une maladie cardiaque congénitale, un diabète mal contrôlé, l’obésité ou l’apnée du sommeil*.

Le meilleur moyen de prévenir une insuffisance cardiaque congestive, est de veiller à prévenir ou prendre en charge adéquatement les problèmes de santé qui peuvent l’engendrer*, expliquent les professionnels de Johns Hopkins Medicine. Vous pouvez réduire les risques ou limiter les effets de ces problèmes en adoptant une alimentation qui favorise la santé cardiaque, en bougeant, en maintenant un poids santé, en évitant de fumer, en contrôlant votre tension artérielle, votre taux de cholestérol et votre glycémie et en prenant des médicaments, au besoin*.

Prise en charge de l’insuffisance cardiaque

Bien que l’insuffisance cardiaque ne se guérisse pas, grâce àune bonne prise en charge, bon nombre de personnes qui en sont atteintes peuvent mener une vie active et maintenir une bonne santé*. Pour en atténuer les symptômes et améliorer votre qualité de vie, veillez à réduire votre consommation de sel et de liquides, évitez l’alcool et la caféine (ou limitez votre consommation), prenez vos médicaments, mangez sainement, faites de l’activité physique (sans toutefois éreinter votre cœur), réduisez le stress dans votre vie, reposez-vous et dormez suffisamment*.

L’insuffisance cardiaque chronique est la principale cause d’hospitalisation chez les retraités*, souligne le Journal of Geriatric Cardiology. Si vos symptômes empirent ou que de nouveaux apparaissent, communiquez avec votre médecin pour être traité rapidement. Quelque soit le cas, évitez d’attendre que la situation s’aggrave jusqu’à exiger un traitement d’urgence.

* Ce billet s’appuie sur les sources suivantes, mentionnées en ordre d’apparition :

1. Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. Février c’est le mois du cœur (2020). En ligne : https://secure2.convio.net/uohi/site/SPageServer/;jsessionid=00000000.app20116b?NONCE_TOKEN=E04138F626EAFF081D5F768958AD9040&pagename=HeartMonth2020_Home&s_locale=fr_CA

2. Agence de la santé publique du Canada. Les maladies du cœur au Canada : faits saillants du système canadien de surveillance des maladies chroniques (2017). En ligne : https://www.canada.ca/content/dam/phac-aspc/documents/services/publications/diseases-conditions/heart-disease-fact-sheet/heart-disease-factsheet-fra.pdf

3. Gouvernement du Canada. « Les maladies du cœur au Canada », Blogue de données (2018). En ligne : https://sante-infobase.canada.ca/labo-de-donnees/blogue-maladies-du-coeur.html

4. Fondation des maladies du cœur du Canada. The burden of heart failure (2017). En ligne : https://www.heartandstroke.ca/-/media/pdf-files/canada/2017-heart-month/heartandstroke-reportonhealth-2016.ashx?la=en

5. American Heart Association. Causes of heart failure (2017). En ligne : https://www.heart.org/en/health-topics/heart-failure/causes-and-risks-for-heart-failure/causes-of-heart-failure

6. Johns Hopkins Medicine. Congestive Heart Failure: Prevention, Treatment and Research (2020). En ligne : https://www.hopkinsmedicine.org/health/conditions-and-diseases/congestive-heart-failure-prevention-treatment-and-research

7. « Management of chronic heart failure in the older population », Journal of Geriatric Cardiology (2014). En ligne : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4292097/