Sensibilisation aux accidents vasculaires cérébraux et prévention chez les femmes

Juin est le Mois de la sensibilisation aux accidents vasculaires cérébraux* au Canada. Plus de 400 000 Canadiens souffrent d’une incapacité à long terme causée par un AVC, et ce chiffre devrait presque doubler au cours des 20 prochaines années, indique la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada. Bien qu’autant de femmes que d’hommes subissent les effets d’un AVC, 59 % des décès causés par cette défaillance surviennent chez les femmes, selon Santé Canada.

La sensibilisation à la prévention et aux signes précurseurs de l’AVC est particulièrement importante pour les femmes, car elles sont plus nombreuses à en mourir chaque année que les hommes et elles souffrent d’incapacités accrues après en avoir été affectées*, selon le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires.

Les conséquences peuvent s’avérer plus graves en partie parce que les femmes sont moins susceptibles que les hommes de demander de l’aide rapidement* lorsqu’elles sont victimes d’un AVC, ce qui réduit leurs chances de rétablissement complet, d’après des chercheurs de l’Université de Toronto. Un autre enjeu concerne le grand nombre de femmes plus âgées — présentant des risques accrus d’AVC — qui vivent seules et qui sont moins susceptibles que les hommes de pouvoir compter sur un soutien social ou un conjoint pouvant leur offrir des soins.

Développer la recherche menée auprès des femmes

Auparavant, les maladies du cœur et les accidents vasculaires cérébraux étaient considérés comme étant des maladies qui touchaient essentiellement les hommes, et la majorité des études étaient menées auprès de ceux-ci. Bien que deux tiers des recherches cliniques soient encore axés sur les hommes, un nombre croissant de scientifiques canadiennes effectuent des recherches sur les maladies du cœur et l’AVC* pour aider à mieux comprendre ces problèmes chez les femmes, indique la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC.

Réduire les facteurs de risque maîtrisables

Les principaux facteurs de risque maîtrisables associés à l’AVC* sont les mêmes pour les deux sexes, selon la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. Les femmes peuvent prévenir et réduire leurs risques d’AVC en maîtrisant leur pression sanguine et leur glycémie ainsi qu’en étant actives physiquement, en maintenant un poids santé, en évitant de fumer, en s’alimentant sainement et en traitant les troubles comme la fibrillation auriculaire qui augmentent les risques de formation de caillots sanguins, d’après l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC).

Reconnaître les signes précurseurs

Il est essentiel que les femmes et les hommes reconnaissent les signes précurseurs de l’AVC, souligne l’ASPC, et qu’ils composent immédiatement le 911 ou leur numéro d’urgence local à l’apparition de ces signes :

  • Faiblesse soudaine ou engourdissement du visage, des bras ou des jambes;
  • Difficulté à parler;
  • Troubles visuels;
  • Maux de tête lancinants, soudains et inhabituels;
  • Étourdissements ou perte d’équilibre soudaine.

Plus la personne peut être conduite et traitée rapidement à l’hôpital, plus elle augmente ses chances de prévenir des dommages permanents. D’après une étude de l’Université de Calgary, les femmes victimes d’un AVC bénéficient davantage* que les hommes de l’efficacité des nouveaux traitements en la matière — comme la dissolution des caillots sanguins — qui atténuent considérablement les effets de cette défaillance.

*?En anglais seulement