Pouvons-nous nous inspirer de la ministre de la Solitude de la Grande-Bretagne?

À quelques semaines de la Saint-Valentin, en cette période où le sentiment de solitude est accru chez certains, le gouvernement britannique a nommé pour la première fois une ministre de la Solitude* pour remédier à ce qui a été qualifié d’« épidémie » de solitude dans le pays.

Cela pose la question suivante : comment ce problème d’ordre individuel est-il devenu un problème de société nécessitant l’adoption d’une stratégie nationale? Et en quoi cela concerne-t-il les aînés en particulier?

Au début de 2017, le gouvernement britannique a mis sur pied la Commission Jo Cox sur la solitude* pour attirer l’attention sur les neuf millions de Britanniques, dont 1,2 million d’aînés, qui se sentent seuls. Cette enquête était tout à fait justifiée : au cours des dernières décennies, plusieurs études internationales* ont fait état des conséquences surprenantes de l’isolement social et du sentiment de solitude sur la santé. On a découvert, par exemple, que la solitude chronique est aussi nocive que le fait de fumer 15 cigarettes par jour et s’avère plus néfaste pour la santé que l’obésité. Les personnes seules sont aussi plus susceptibles de présenter des troubles cognitifs et cardiaques, et de souffrir de dépression.

Les constats de la Commission Jo Cox ont été les suivants :

  • Pour plus de 3,6 millions de personnes de plus de 65 ans, la télévision est la principale source de compagnie.
  • Plus d’une personne de plus de 75 ans sur trois affirme qu’elle est incapable de surmonter son sentiment de solitude.
  • Trois médecins de famille sur quatre indiquent qu’un à cinq patients par jour viennent les voir principalement pour fuir la solitude.
  • Huit aidants naturels sur dix se sont sentis seuls ou isolés parce qu’ils prenaient soin d’un proche.

Cependant, il y a aussi des perspectives encourageantes : la commission espère avoir un effet boule de neige et que de nombreuses stratégies communautaires seront créées pour lutter contre la solitude; et le problème commence à être reconnu, contribuant ainsi à lever chez les nombreuses personnes qui se sentent seules la peur d’être jugées si elles admettent ce sentiment.

Voici quelques façons efficaces d’améliorer votre vie sociale à la retraite :

1)   Osez participer à une nouvelle activité ou vous joindre à un groupe qui vous intéresse. Il peut s’agir de tout ce que vous voulez! Il est stimulant en soi de passer du temps avec des gens qui vous ressemblent. Cela favorise le sentiment d’appartenance et vous donne une raison d’être, ce qui contribue au bonheur relationnel.

2)   Commencez à vous occuper de quelqu’un ou de quelque chose d’autre que vous-même; par exemple, une plante, un jardin ou un animal de compagnie. Vous pouvez même vous porter volontaire pour aider une autre personne ou faire du bénévolat.

3)   Si vous avez des problèmes de vision ou d’audition, allez passer des examens. Les retraités s’isolent parfois en raison de ce type de problème de santé, ou de la difficulté à communiquer que ceux-ci engendrent.

4)   Allez dîner, souper ou prendre un café avec d’autres personnes. Se retrouver autour d’un repas ou d’une boisson est l’une des meilleures façons qui soit de tisser des liens et de se sentir plus intégré socialement.

Pour beaucoup de résidents, le mode de vie communautaire des résidences pour retraités a contribué à revigorer leur vie sociale. D’ailleurs, on entend souvent les nouveaux venus s’exclamer : « J’aurais dû déménager ici bien avant! » Repas entre amis, cours de conditionnement physique, sorties ou bavardage avec les réceptionnistes, les activités sociales ne manquent pas aux résidences Chartwell.

Pour en savoir plus sur la vie en résidence chez Chartwell, appelez dès aujourd’hui au 1 855 461?0685.

* En anglais seulement.