Comment la gestion des maladies chroniques peut améliorer la santé et le mieux-être des aînés

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les maladies chroniques sont la principale cause de décès et d’invalidité dans le monde. D’après l’Agence de la santé publique du Canada, si près de 90 % des aînés canadiens souffrent d’au moins une maladie chronique, le quart des aînés canadiens âgés de 65 à 79 ans et 37 % de ceux de 80 ans ou plus souffrent d’au moins quatre maladies chroniques, comme l’hypertension artérielle, l’arthrite, les problèmes de dos et le diabète.

Une meilleure gestion des maladies chroniques peut avoir un effet considérable sur la prévention ou la réduction des complications potentiellement invalidantes des maladies chroniques chez les aînés et améliorer leur qualité de vie. Par exemple, l’Association canadienne du diabète précise qu’une bonne prise en charge et gestion du diabète peut prévenir ou retarder de nombreuses complications graves ou mortelles (en anglais seulement), comme la cécité, les maladies du cœur, l’accident vasculaire cérébral, les maladies du rein et les lésions aux nerfs.

L’Institut canadien d’information sur la santé indique que le succès de la gestion des maladies chroniques dépend fortement du patient et repose sur des facteurs comme l’alimentation, l’exercice, le respect de la prescription du médecin et l’autosurveillance (lectures de la glycémie et de la tension artérielle par exemple). Le processus qui vise à aider les gens à acquérir la confiance, les connaissances et les compétences nécessaires leur permettant de gérer les répercussions physiques et émotionnelles de leur maladie chronique est appelé le soutien à l’autogestion.

A mature woman grabbing one of her many medicationsRéduction de la douleur et du handicap grâce au soutien à l’autogestion

Selon le Conseil canadien de la santé, les données montrent que le soutien à l’autogestion peut aider de nombreuses personnes à gérer plus efficacement leurs symptômes. Par exemple, des études ont révélé une réduction de la douleur et des incapacités chez les patients atteints d’arthrite qui bénéficiaient d’un soutien à l’autogestion. Les patients diabétiques contrôlaient mieux leur glycémie et ceux atteints de maladies pulmonaires obstructives chroniques devaient être hospitalisés moins souvent.

Les médecins, les infirmiers, les travailleurs sociaux, les pharmaciens, les agents de santé communautaire et les associations contre les maladies peuvent jouer un rôle essentiel dans la transmission de renseignements et en fournissant de l’éducation et des plans de soins personnalisés visant à aider les aînés et leurs familles à autogérer les maladies chroniques au quotidien. Les programmes de groupe peuvent aussi offrir du soutien à l’autogestion.

Enseigner aux aînés des compétences pour gérer les maladies chroniques

Un excellent exemple est le programme d’autogestion des maladies chroniques de l’Université Stanford, qui enseigne les compétences à utiliser pour gérer les maladies chroniques (en anglais seulement) en six séances hebdomadaires. Les gens souffrant de maladies chroniques peuvent participer à des ateliers, ainsi que les membres de leur famille, leurs amis et leurs fournisseurs de soins.

Des versions de ce programme sont offertes dans 24 pays et dans la plupart des provinces et territoires canadiens. Le Conseil canadien de la santé précise qu’en Colombie-Britannique, par exemple, le programme est offert gratuitement en milieu communautaire, comme les centres pour personnes âgées, ou dans des versions portant sur une maladie précise, comme la douleur chronique, le diabète, et l’arthrite ou la fibromyalgie.

Les maladies chroniques constituent le plus important problème de santé au Canada, coûtant plus de 80 milliards de dollars par année, selon Maladies chroniques et blessures au Canada. Le soutien à l’autogestion aide les aînés à gérer leurs maladies de façon plus efficace d’un point de vue médical, à poursuivre leurs activités normales et à mieux faire face aux incidences d’ordre émotif.