De nouvelles technologies aident les personnes souffrant de déficits cognitifs

Certaines avancées technologiques offrent des moyens prometteurs d’améliorer le diagnostic et les soins donnés aux personnes souffrant de déficits cognitifs, ainsi que la qualité de vie de ces dernières et de leur famille. Le Dr Alex Mihailidis, ingénieur biomédical à l’Institut de réadaptation de Toronto, œuvre à l’élaboration d’appareils intelligents, comme une « salle de bain parlante » pouvant détecter, grâce à des capteurs, si une personne a oublié le savon ou n’a pas ouvert le robinet, et lui parler d’une voix douce pour lui rappeler de le faire. Son équipe travaille également à la mise au point d’un robot interactif appelé Ed, qui peut suivre une personne souffrant de déficits cognitifs dans la cuisine et émettre des messages vocaux pour aider cette personne à exécuter des tâches quotidiennes, comme la préparation d’une tasse de thé.

Un suivi sécuritaire au moyen de chaussures intelligentes

Selon l’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé, un organisme qui évalue les technologies de la santé, de nouveaux dispositifs de localisation, comme les SmartSoles (des semelles de chaussures dotées de la technologie GPS), peuvent donner aux personnes souffrant de déficits cognitifs la liberté d’aller se promener seules, tout en réduisant l’anxiété et le stress que pourraient autrement ressentir les aidants.

L’Université Ryerson à Toronto travaille également à un système prédictif qui utilise des capteurs pour détecter les signes biologiques subtils d’agitation* des personnes souffrant de déficits cognitifs. En décelant rapidement les signes d’agitation, un membre de la famille ou un aidant peut calmer et rassurer la personne avant que les symptômes s’aggravent.

Dementia TreatmentNouveaux outils de diagnostic

Des chercheurs de l’Université de Waterloo ont mis au point un nouveau type de balayage oculaire non invasif* qui détecte les dépôts d’amyloïde, un marqueur biologique de la malade d’Alzheimer, bien avant que les patients n’en ressentent les symptômes. Des chercheurs de l’Université McGill ont de leur côté inventé une technique informatique, SNIPE, qui permet d’analyser des données obtenues par résonance magnétique (IRM) dans le but de déceler des modèles d’atrophie spécifique aux déficits cognitifs. La technique informatique SNIPE peut distinguer les signes de maladie d’Alzheimer de ceux d’un vieillissement normal avec une précision de 93 %.

D’autre part, des chercheurs de l’Université de Toronto ont créé un nouvel outil d’évaluation sur tablette qui enregistre de courts extraits de dialogue d’une personne, puis recourt à l’intelligence artificielle pour analyser certaines variables, comme la hauteur et le ton de la voix, le rythme, le débit de la parole et le choix des mots, afin de détecter la maladie d’Alzeihmer et d’autres troubles neurologiques. Le diagnostic précoce et précis grâce à ces nouvelles technologies permettrait ainsi à une personne souffrant de déficits cognitifs de recevoir des soins appropriés et un traitement médicamenteux plus tôt, quand les médicaments sont plus susceptibles d’être efficients. Les avantages pourraient être encore plus grands à l’avenir, avec la mise au point de médicaments plus efficaces.

Chartwell, résidences pour retraités vise à soutenir les aînés souffrant de déficits cognitifs ainsi que leurs familles grâce à son programme Approche mémoire. Nombre de ses résidences pour retraités sont équipées d’étages sécurisés dédiés à des personnes présentant ces problématiques de santé où les résidents et leur conjoint(e)s peuvent vivre confortablement, et où du personnel formé et attentionné peut les aider à mener une vie riche de sens et épanouissante. Pour en savoir plus, cliquez ici

*en anglais seulement