Des changements apportés au style de vie des aînés pourraient être bénéfiques

Une alimentation équilibrée et un style de vie actif sont les pierres angulaires d’une retraite en santé. Bien que la plupart des gens en reconnaissent les bienfaits, dont une baisse de la tension artérielle, une santé cardiovasculaire améliorée et un poids idéal, une nouvelle étude révèle que de petits changements apportés au style de vie peuvent également avoir une incidence considérable du point de vue génétique. Des chercheurs de l’Université de la Californie, à San Francisco ont découvert que les personnes qui font de l’exercice, qui s’alimentent bien et qui gèrent leur stress peuvent augmenter la longueur de leurs télomères, les capsules protectrices aux extrémités des chromosomes qui raccourcissent généralement avec l’âge, selon les conclusions publiées dans le The Lancet Oncology.

La génétique n’est pas l’unique facteur
Les conclusions sont basées sur une analyse d’un petit groupe d’hommes vivant avec un cancer de la prostate à faible risque. La moitié des hommes ont reçu la consigne d’adopter un régime qui incluait une diète à base de légumes, de l’exercice modéré régulier, la gestion du stress et la participation à un groupe de soutien. L’autre moitié n’a suivi aucune de ces mesures. À la fin de l’étude, les chercheurs ont constaté que la longueur des télomères des personnes faisant partie du groupe qui avait modifié son style de vie avait connu une croissance de 10 pour cent. Inversement, les personnes faisant partie de l’autre moitié ont vu les leurs raccourcir d’environ 3 pour cent. Les chercheurs croient que ces conclusions pourraient inciter les gens à agir.

« Bien souvent, les gens se disent : “Oh, j’ai de mauvais gènes. Il n’y a rien que je puisse faire.” » dit l’auteur principal, Dean Ornish. « Mais ces conclusions indiquent que les télomères peuvent allonger en fonction des changements que les gens apportent à leur façon de vivre. La recherche indique que des télomères plus longs sont associés à moins de maladie et à une vie plus longue.»

Une petite étude aux résultats encourageants
Bien que l’étude ait été relativement petite, portant que sur 35 sujets, les experts sont encouragés par les résultats. Une recherche antérieure a signalé que les télomères pouvaient être la clé du vieillissement. Selon Richard Cawthon, un généticien de l’Université de l’Utah, les adultes âgés de plus de 60 ans dont les télomères sont plus courts sont trois fois plus enclins à mourir d’une maladie du cœur et huit fois plus enclins à mourir d’une maladie infectieuse. Toutefois, ce qui reste nébuleux est si des télomères plus courts sont un signe du vieillissement ou s’ils contribuent au processus. Quelle que soit la relation entre les télomères et le vieillissement, les bienfaits que procurent les changements positifs apportés au style de vie sont difficiles à nier.