Réagir rapidement en cas d’accident vasculaire cérébral léger ou modéré réduit le risque de handicap

Les accidents vasculaires cérébraux sont l’une des principales causes de décès chez les personnes âgées. Cependant, bien des personnes qui réussissent à s’en sortir conservent d’importantes séquelles. Souvent, les accidents vasculaires cérébraux causent des handicaps physiques à long terme qui peuvent compliquer le maintien de l’autonomie des adultes plus âgés. Il peut être difficile de prévenir ces problèmes, mais selon une nouvelle étude publiée dans Stroke, le journal de l’American Heart Association, réagir dans les 90 minutes suivant un accident vasculaire cérébral léger peut réduire de manière considérable le risque de handicap.

Réagir rapidement fait toute la différence
L’étude, menée par des chercheurs de l’hôpital central de l’Université d’Helsinki en Finlande, était basée sur l’analyse des cas de plus de 6 800 victimes d’accidents vasculaires cérébraux sur une période de 14 ans. Tous les sujets ont été traités avec un médicament servant à dissoudre les caillots, l’Alteplase, et ont été répartis en trois groupes en fonction de la sévérité de leur accident vasculaire cérébral. Bien que les victimes d’accidents vasculaires cérébraux graves n’ont pas profité grandement d’une réponse rapide, une certaine amélioration a été notée chez les victimes d’accidents vasculaires cérébraux légers ou modérés. Plus particulièrement, ceux qui avaient été traités dans les 90 minutes n’ont constaté aucun handicap ou qu’un handicap léger trois mois après l’accident.

« Le traitement ultra-précoce augmente les chances d’obtenir de bons résultats chez les patients dont la gravité des symptômes est modérée et, selon une analyse secondaire, également chez les patients dont les symptômes sont légers », a déclaré le chef d’étude, le Dr Daniel Strbian. « Toutes les mesures doivent être prises pour réduire autant que possible le délai entre le début de l’accident et le traitement. »

Reconnaître les symptômes
Plus que toute autre chose, les conclusions de l’étude soulignent l’importance de reconnaître les symptômes d’accidents vasculaires cérébraux aussi tôt que possible. Bien que cela puisse s’avérer difficile, il existe certains signes révélateurs d’un accident vasculaire cérébral qui doivent susciter une action rapide. Selon la clinique Mayo, voici certains des premiers indicateurs d’un accident vasculaire cérébral : difficulté à marcher, problèmes d’élocution ou de compréhension et paralysie ou engourdissement des membres. Une déficience visuelle et des maux de tête soudains sont également des signes que quelque chose ne va pas.

Un problème répandu
Les accidents vasculaires cérébraux sont une importante préoccupation pour les fournisseurs de soins aux personnes âgées. En effet, environ 50 000 accidents vasculaires cérébraux surviennent chaque année au Canada et approximativement 315 000 Canadiens vivent avec les séquelles d’un AVC, selon la Fondation des maladies du cœur. Bien entendu, le meilleur moyen pour éviter de telles complications consiste d’abord à réduire le risque d’accident vasculaire cérébral. Plusieurs facteurs de risque sont contrôlables, comme le maintien de la tension artérielle à un niveau raisonnable et la réduction de l’apport en cholestérol.