Les visites chez le médecin diminuent le risque de décès dû à une insuffisance cardiaque

L’insuffisance cardiaque est l’un des problèmes de santé les plus sérieux auxquels font face les retraités. D’après la Fondation des maladies du cœur, environ 500 000 Canadiens souffrent d’insuffisance cardiaque, mais les résultats d’une étude récente suggèrent que des mesures prises peu de temps après la sortie de l’hôpital augmentent considérablement les chances de survie. L’étude, menée par des scientifiques à l’Université de l’Alberta, a démontré que les patients qui consultent un médecin moins d’un mois après leur sortie de l’hôpital ont beaucoup plus de chances de survie que ceux qui ne le font pas, selon les résultats publiés dans le Journal de l’Association médicale canadienne.

Risque accru de réadmissions
Les réadmissions à l’hôpital constituent une préoccupation importante pour les professionnels des soins de santé. Au total, ce sont environ 20 milliards de dollars qui sont dépensés chaque année aux États-Unis et au Canada pour des patients qui doivent retourner à l’hôpital dans les 30 jours qui suivent leur séjour initial. De plus, l’insuffisance cardiaque représente la raison la plus fréquente de ces réadmissions, sans oublier un risque élevé de décès prématuré. Pour déterminer l’incidence de la consultation d’un médecin, les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de plus de 24 700 personnes ayant présenté une insuffisance cardiaque. Près de 69 % des patients ont consulté un médecin qu’ils connaissaient, alors que les 31 % restants n’ont vu aucun médecin ou sont allés chez un médecin qu’ils ne connaissaient pas. Chez les patients qui ont consulté un médecin qu’ils connaissaient, le risque de décès prématuré a été bien moins élevé que dans les deux autres groupes.

« Un suivi précoce a entraîné un risque plus faible de décès ou de réadmission urgente dans les six mois, comparé à l’absence de visite dans le premier mois après le congé de l’hôpital, peu importe que le suivi ait été fait auprès de médecins connus ou non connus des patients », selon les auteurs. « Cependant, lorsque nous avons examiné les modèles de suivi dans les six mois après le congé de l’hôpital, nous avons constaté que la prise en charge par un médecin connu du patient était liée à un risque nettement plus faible de décès ou de réadmission que le suivi avec un médecin non connu du patient; les effets étaient apparemment semblables qu’il s’agisse de spécialistes ou de non-spécialistes. »

Approche proactive
En plus de parler avec un médecin, les patients souffrant d’insuffisance cardiaque peuvent diminuer les probabilités de réadmission à l’hôpital en prenant certaines mesures proactives, d’après la clinique Mayo. Parallèlement à des changements de style de vie judicieux, comme arrêter de fumer ou consommer moins de sel, le fait de rester physiquement actif peut s’avérer particulièrement efficace.