8 conseils pour prévenir les chutes et les fractures chez les aînés

Extrait : Les chutes sont la principale cause de blessure chez les aînés canadiens : elles touchent de 20 % à 30 % des aînés chaque année et sont à l’origine de 85 % des hospitalisations liées à des blessures. Vous pouvez contribuer à prévenir les chutes et les fractures en renforçant vos os et vos muscles, en améliorant votre équilibre et en faisant de l’activité physique tous les jours. Le port de chaussures adaptées, la vérification des effets secondaires de certains médicaments sur l’équilibre et un examen régulier de la vue et de l'ouïe peuvent également réduire le risque de chute.


Les chutes sont la principale cause de blessures chez les aînés canadiens et de 20 % à 30 % d'entre eux font une ou plusieurs chutes chaque année, selon l'Agence de la santé publique du Canada*. Les chutes sont à l'origine de 85 % des hospitalisations liées à des blessures chez les aînés et de 95 % des fractures de la hanche*. D'après l'Université McMaster, les aînés passent en moyenne six à neuf jours de plus à l'hôpital à la suite d'une chute que pour toute autre raison*.

Pour éviter les chutes et les fractures, il est utile d'en connaître les causes possibles : mauvais équilibre, diminution de la force musculaire et de la résistance des os, perte de la vue ou de l'ouïe, effets secondaires des médicaments et chaussures inadaptées*.

Heureusement, vous pouvez prendre plusieurs mesures pour réduire le risque de chute et garder les pieds sur terre en toute sécurité :

  1. Renforcez vos os et votre force musculaire. Renforcez vos os en faisant des exercices de port de poids comme la marche, la danse ou l’entraînement en escaliers*, indique la Bone Health and Osteoporosis Foundation. Tonifiez vos muscles avec des bandes de résistance élastiques ou des exercices aquatiques*. Un apport suffisant en calcium et en vitamine D dans votre alimentation ou sous forme de suppléments peut également contribuer à la solidité des os et à la prévention des fractures*, selon le Journal de l'Association médicale canadienne.

  2. Améliorez votre équilibre. Le tai-chi est une forme d'exercice doux qui améliore l'équilibre en augmentant la force des jambes, la souplesse, l'amplitude de mouvement et la rapidité des réflexes, selon la Harvard Medical School.* Une étude du Journal of Exercise Rehabilitation a révélé que les adultes plus âgés qui pratiquaient le tai-chi pendant huit semaines avaient un meilleur équilibre et moins peur de tomber*.

  3. Faites de l’activité physique tous les jours. Des muscles tendus, peu flexibles ou faibles, ainsi qu'une faible endurance et une mauvaise posture augmentent le risque de chute. La pratique régulière d’un exercice physique approuvé par votre médecin peut contrer ces risques et réduire le taux de chute de 25 %*.

  4. Portez des chaussures sécuritaires et adaptées. Portez des chaussures solides et bien ajustées, dotées de semelles antidérapantes, plutôt que des pantoufles et des chaussures souples ou des bas, qui peuvent vous faire glisser, trébucher et tomber*, conseille la Mayo Clinic.

  5. Vérifiez vos médicaments. Demandez à votre médecin de vérifier que vos médicaments ne provoquent pas d'effets secondaires tels que la somnolence, des étourdissements ou une faiblesse musculaire qui pourraient augmenter le risque de chute*. Votre médecin peut envisager d'ajuster la posologie des médicaments qui pourraient nuire à votre équilibre ou de la diminuer progressivement jusqu'au sevrage.

  6. Procédez régulièrement à un examen de la vue et de l'ouïe. Les pertes de vision et d'audition augmentent le risque de chute en perturbant l'équilibre et la perception précise des obstacles environnementaux, selon une étude de la revue Age and Ageing*. Le port de lunettes et d'appareils auditifs conformément aux prescriptions peut améliorer l'équilibre et aider à prévenir les chutes*.

  7. Utilisez des aides à la mobilité appropriées. Certains aînés ayant des problèmes d'équilibre choisissent de ne pas utiliser de cannes, de déambulateurs ou d'autres aides à la mobilité. Si vous avez des problèmes d'équilibre qui vous préoccupent, consultez votre médecin, un physiothérapeute ou un ergothérapeute pour savoir comment utiliser la bonne aide à la mobilité, qui peut grandement améliorer votre autonomie et votre sécurité lorsqu'elle est utilisée correctement, comme l’indique la Saskatchewan Health Authority*.

  8. Mangez des repas sains. Des repas nutritifs contribuent à maintenir votre force, votre équilibre, votre énergie et votre vigilance. Évitez de sauter des repas, ce qui peut entraîner un état de faiblesse et des étourdissements*.