6 façons de réduire le risque de cancer de la prostate et d’améliorer les résultats pour la santé

Extrait : Le cancer de la prostate est le cancer le plus répandu chez les hommes et, s’il est détecté tôt, le taux de survie avoisine 100 %. Il a été démontré que l’exercice régulier, une alimentation saine et le maintien d’un poids santé réduisent le risque de cancer de la prostate et peuvent contribuer à diminuer le risque de récidive pendant et après le traitement. Les stratégies personnalisées de détection précoce et les progrès des traitements améliorent également les résultats et la qualité de vie des patients.


Septembre est le Mois de la sensibilisation au cancer de la prostate*. Selon la Société canadienne du cancer, le cancer de la prostate est le cancer le plus répandu chez les hommes (à l’exception des cancers de la peau autres que le mélanome)*. Grâce à l’amélioration des diagnostics et des traitements, le taux de mortalité dû au cancer de la prostate a diminué d’environ 50 % au cours des 25 dernières années*.

Il est particulièrement important de sensibiliser les gens aux progrès réalisés en matière de prévention, de diagnostic et de traitements, car si cette maladie est détectée à un stade précoce, le taux de survie est quasi de 100 %.

Voici quelques moyens importants de réduire le risque de cancer de la prostate et de tirer parti d’une détection précoce et d’un traitement efficace :

  1. Faire de l’exercice pour prévenir et réduire le risque de récidive.
    L’activité physique réduit de 50 % le risque de développer un cancer de la prostate*, selon une étude de l’International Journal of Epidemiology. Les patients atteints d’un cancer de la prostate qui font régulièrement de l’exercice pendant et après le traitement peuvent également diminuer le risque de récidive de la maladie et avoir un meilleur taux de survie*, d’après l’Université de l’Alberta.

  2. Bien manger est important.
    Une alimentation saine, qui comprend beaucoup de fruits, de légumes, de tofu, de soja, de poisson, de pain brun et de noix ou de beurre d’arachide (tout en limitant les aliments gras, les sucreries et les produits laitiers), est associée à un plus faible risque de cancer de la prostate, en particulier de haut grade*, selon une étude réalisée en 2020 par l’Université de Montréal. Les mêmes aliments et nutriments sains qui aident à prévenir le cancer de la prostate peuvent également réduire le risque de récidive*, selon la BC Cancer Agency.

  3. Maintenir un poids santé.
    Une étude de l’Université d’Oxford a révélé que les hommes ayant un poids santé présentaient un risque moindre de cancer agressif de la prostate*. Le maintien d’un poids santé et d’autres saines habitudes de vie sont associés à un plus faible risque de récidive et à un meilleur taux de survie*.

  4. Recourir à une méthode de détection personnalisée.
    Il n’existe pas de test parfait pour détecter le cancer de la prostate à un stade précoce. Consultez votre médecin pour déterminer la stratégie de détection précoce qui vous convient le mieux. Discutez de vos antécédents familiaux et des autres facteurs de risque, de votre âge, de vos symptômes éventuels, du toucher rectal, ainsi que des avantages et des limites du test de l’antigène prostatique spécifique (APS)*. Les chercheurs mettent au point de nouveaux tests qui pourraient être plus précis que le test de l’APS standard en combinant les résultats de plusieurs formes d’APS ou d’autres marqueurs tumoraux*, selon l’American Cancer Society.

  5. Surveiller activement les cancers à faible risque.
    Pour déterminer les traitements à mettre en place pour le cancer de la prostate, l’équipe de soins tiendra compte du type et du stade du cancer, des effets secondaires possibles, de l’âge et des préférences personnelles, et elle classera le cancer de la prostate selon le risque de récidive*. Alors qu’on propose généralement aux hommes du groupe à haut risque un traitement agressif, on suggère souvent aux hommes du groupe à faible risque une surveillance active sans traitement immédiat, car dans certains cas, le cancer de la prostate peut se développer très lentement. L’équipe de soins effectuera probablement des tests tous les trois à six mois et commencera un traitement si des signes indiquent que la maladie commence à progresser*.

  6. Un diagnostic et un traitement plus précis.
    De nouveaux tests de laboratoire, connus sous le nom de tests génomiques ou protéomiques, peuvent être utilisés avec les renseignements provenant des niveaux d’APS, des biopsies et des examens d’imagerie pour mieux distinguer un cancer de la prostate agressif d’un cancer à évolution lente et déterminer le meilleur traitement*. Chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate localisé, une nouvelle technique non invasive, qui consiste à concentrer des ondes sonores dans la région de la tumeur sans toucher aux tissus sains, est plus efficace que la chirurgie et la radiothérapie, et ce, sans entraîner d’effets secondaires durables*, selon une étude de 2021 de l’Université de Toronto.

* Les références citées dans cet article de blogue proviennent des sources suivantes (par ordre d’apparition) :
1. Société canadienne du cancer. « Mois de la sensibilisation au cancer de la prostate » (2021), en ligne : https://www.prostatecancer.ca/Get-Involved/Events/Awareness-Month 2. Société canadienne du cancer. « Statistiques sur le cancer de la prostate » (2021), en ligne : https://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/prostate/statistics/?region=sk 3. Société canadienne du cancer. « Ensemble, nous vaincrons le cancer de la prostate » (2021), en ligne : https://www.prostatecancer.ca/Prostate-Cancer/About-Prostate-Cancer/Statistics 4. Science Daily. « Being active reduces the risk of prostate cancer » (2019), en ligne : https://www.sciencedaily.com/releases/2019/12/191204201019.htm 5. Université de l’Alberta. « Exercise may risk of cancer recurrence and improve survival rates » (2019), en ligne : https://www.ualberta.ca/folio/2019/10/exercise-may-reduce-risk-of-cancer-recurrence-and-improve-survival-rates.html#:~:text=Updated%20guidelines%20for%20physicians%20include%20evidence-based%20exercise%20%22prescriptions%22,latest%20guidelines%20released%20today%20about%20exercise%20and%20cancer. 6. Nutrients. « Dietary patterns are associated with risk of prostate cancer in a population-based case-control study in Montreal, Canada » (2020), en ligne : https://www.mdpi.com/2072-6643/12/7/1907/htm 7. BC Cancer Agency. « Nutrition guide for men with prostate cancer » (2014), en ligne : http://www.bccancer.bc.ca/nutrition-site/documents/patient%20education/nutrition_guide_for_men_with_prostate_cancer.pdf#:~:text=In%20men%20diagnosed%20with%20prostate%20cancer%20studies%20suggest,Schroder%20et%20al%2C%202005%2C%20Kranse%20et%20al%2C%202005%29.h 8. Université d’Oxford. « Healthy body weight reduces risk of aggressive prostate cancer – Dr. David Samaldi » (2016), en ligne : https://www.prweb.com/releases/2016/05/prweb13439359.htm 9. Société canadienne du cancer. « Diagnostic du cancer de la prostate » (2021), en ligne : https://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/prostate/diagnosis/?region=on 10. American Cancer Society. « What’s new in prostate cancer research? » (2020), en ligne : https://www.cancer.org/cancer/prostate-cancer/about/new-research.html 11. Université de Toronto. « Prostate cancer treatment leaves men disease-free after blasting tumors with sound waves » (2021), en ligne : https://www.studyfinds.org/prostate-cancer-sound-waves-cure/