L’indulgence envers soi-même peut favoriser la santé après la pandémie

Extrait : Pendant la pandémie, certaines personnes ont pris du poids, consommé trop d’alcool et souffert d’anxiété, de dépression ou de troubles du sommeil. Si vos habitudes de santé ont dérapé, faire preuve d’indulgence envers vous-même plutôt que de vous critiquer peut aider à retrouver la santé et le bien-être au sortir de la pandémie. Des études montrent que la bienveillance et l’autocompassion peuvent contribuer à réduire le stress, à favoriser une alimentation saine et l’exercice physique, à améliorer l’autogestion du diabète, à renforcer la résilience et à restaurer la qualité du sommeil.


Alors que les Canadiens commencent à sortir de la pandémie, les tendances suggèrent que de nombreuses personnes ont pris du poids, ont consommé trop d’alcool, ont été plus sédentaires ou ont souffert d’anxiété, de dépression et de problèmes de sommeil.

Plus de 40 % des Canadiens ont déclaré avoir pris du poids involontairement pendant la pandémie*, selon l’Université Dalhousie, et environ 25 % de ceux qui boivent de l’alcool ont augmenté leur consommation*, d’après Statistique Canada. Les problèmes de sommeil cliniquement significatifs ont augmenté de 15 %*, selon une étude de l’Université d’Ottawa, et près de la moitié des Canadiens ont fait état d’une augmentation du stress, de l’anxiété, de la dépression ou de la solitude*, indique l’Agence de la santé publique du Canada.

Selon Psychology Today, faire preuve d’indulgence envers soi-même dans les moments difficiles et accepter ses propres faiblesses, plutôt que de se critiquer et d’être dur avec soi-même, est un moyen efficace de retrouver un sentiment de bien-être et d’accomplissement*. Si vous vous êtes laissé aller pendant cette interminable pandémie, la sagesse liée à l’autocompassion peut être merveilleusement utile pour prendre des mesures graduelles afin de retrouver la santé et le bien-être à mesure que vous vous adaptez à la vie après la pandémie.

Voici quelques façons dont l’autocompassion peut favoriser une meilleure santé physique et mentale :

  1. Réduire le stress et favoriser des comportements sains. Des chercheurs ont constaté que les personnes qui adoptent une attitude bienveillante à l’égard de ce qu’ils perçoivent comme des difficultés et des échecs et qui les acceptent réduisent leur stress et adoptent des comportements plus sains que celles qui demeurent autocritiques*, selon une étude de Health Psychology.

  2. Renforcer la motivation à faire de l’exercice. Une étude de l’Université de l’Alberta a révélé que les femmes qui font preuve d’autocompassion sont plus motivées à faire de l’exercice et obtiennent de meilleurs résultats, alors que celles qui sont autocritiques considèrent l’exercice comme une obligation.

  3. Améliorer l’autogestion du diabète. La bienveillance envers soi-même, plutôt que les critiques ou les jugements sévères, peut aider les patients diabétiques à mieux prendre soin d’eux-mêmes, à mieux contrôler leur glycémie et à améliorer leurs résultats en cas de baisse de la glycémie. Les patients peuvent également mieux respecter les prescriptions en matière de médicaments, de régime alimentaire et d’exercice physique*, selon un rapport de Diabetes Spectrum.

  4. Reprendre de bonnes habitudes alimentaires. Une étude du Journal of Social and Clinical Psychology a révélé que l’adoption d’attitudes empreintes de bienveillance et d’indulgence en matière d’alimentation aide les femmes à rester sur la bonne voie pour atteindre leurs objectifs liés à une saine alimentation, plutôt que d’abandonner après un épisode de consommation de nourriture excessive ou malsaine*. Les chercheurs ont constaté que les personnes qui ont tendance à se sentir coupables après avoir mangé ou qui suivent un régime trop restrictif s’autocritiquent et mangent souvent en trop grande quantité après un écart, alors qu’une attitude plus bienveillante après avoir mangé des aliments malsains réduit la culpabilité, la détresse et le besoin de chercher du réconfort dans la nourriture*.

  5. Contrer la dépression. Les personnes souffrant de dépression chronique, qui pratiquaient régulièrement l’autocompassion en pleine conscience, ont atténué leurs symptômes de d épression*, selon une étude du Journal of Affective Disorders menée en 2020. Les bienfaits de la bienveillance sur l’humeur se sont maintenus pendant au moins six mois après l’apprentissage de techniques d’autocompassion.

  6. Restaurer la qualité du sommeil. Les aînés qui font preuve d’indulgence envers eux-mêmes souffrent moins de troubles du sommeil et ont une meilleure qualité de sommeil*, selon une étude de Geriatric Nursing.

  7. Renforcer la résilience. D’après une étude de la Harvard Medical School, l’autocompassion renforce la résilience en tempérant les réactions des gens face à des événements négatifs liés à un échec ou à une perte*. Les personnes bienveillantes envers elles-mêmes ont des réactions moins extrêmes, moins d’émotions négatives, des pensées plus constructives et une plus grande capacité à relativiser leurs problèmes tout en reconnaissant leur propre responsabilité*.

*Les références citées dans cet article de blogue proviennent des sources suivantes (par ordre d’apparition) :
1. CBC. « Anxious over COVID-19 weigh gain? Experts say go easy on yourself » (2021), en ligne : https://ca.news.yahoo.com/anxious-over-covid-19-weight-080000475.html
2. Statistique Canada. « Survey: pandemic stress affected alcohol and cannabis use among Canadians » (2021), en ligne : https://www.rcinet.ca/en/2021/03/06/survey-pandemic-stress-affected-alcohol-and-cannabis-use-among-canadians/
3. Journal of Sleep Research. « Profiles of sleep changes during the COVID-19 pandemic: Demographic, behavioural and psychological factors » (2020), en ligne : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jsr.13231
4. Agence de la santé publique du Canada. « Distress centres experiencing a surge in demand with the impacts of COVID-19 on mental health » (2021), en ligne : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jsr.13231
5. Psychology Today. « Be kind to yourself, the wisdom of self-compassion » (2018), en ligne : https://www.psychologytoday.com/us/blog/between-cultures/201802/be-kind-yourself
6. Health Psychology. « Self-compassion and physical health: Exploring the roles of perceived stress and health-promoting behaviors » (2017), en ligne : https://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/2055102917729542
7. Psychology Press. « The role of self-compassion in women’s self-determined motives to exercise and exercise-related outcomes » (2010), en ligne : https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/15298860903135073?journalCode=psai20
8. Diabetes Spectrum. « Does kindness matter? Diabetes, depression and self-compassion: a selective review and research agenda » (2015?), en ligne : https://spectrum.diabetesjournals.org/content/diaspect/28/4/252.full.pdf#:~:text=FEATURE%20ARTICLE%20%2F%20SELF-COMPASSION%20IN%20DIABETES%3A%20DOES%20KINDNESS,diabetes%20due%20to%20direct%2C%20reciprocal%20effects%20on%20endocrine
9. Journal of Social and Clinical Psychology. « Promoting self-compassionate attitudes toward eating among restrictive and guilty eaters » (2007), en ligne : https://scholars.duke.edu/display/pub782823
10. Psychology Today. « Research finds self-compassion can relieve depression » (2020), en ligne : https://www.psychologytoday.com/us/blog/urban-survival/202005/research-finds-self-compassion-can-relieve-depression#:~:text=%20A%20new%20study%20finds%20that%20self-compassion%20can,thoughts.%20For%20example%2C%20if%20a%20recurring...%20More%20
11. Geriatric Nursing. « The impact of self-compassion on mental health, sleep, quality of life and life satisfaction among older adults » (2018), en ligne : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30054094/#:~:text=Findings%20of%20this%20study%20suggest%20that%20self-compassion%20in,older%20adults%27%20mental%20health%20and%20quality%20of%20life.
12. Journal of Clinical Psychology. « Self-compassion in clinical practice » (2013), en ligne : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/jclp.22021