Finances avec Kelley Keehn : Jusqu’où me mènera mon argent dans une résidence pour retraités?

Si vous songez à déménager dans une résidence pour retraités, vous vous demandez sûrement jusqu’où vous mènera votre argent. Il est normal de se poser cette question, mais il n’est pas toujours facile d’y répondre seul.

Évaluer l’abordabilité

J’ai donc demandé à Jason Heath, planificateur financier agréé à frais seulement d’Objective Financial Planners inc., de faire les calculs pour nous.

« Disons que le loyer de la résidence qui vous intéresse s’élève à 4 500 $ par mois, avance M. Heath. Pour une personne qui ne paie plus de loyer ou d’hypothèque depuis longtemps, cela peut paraître beaucoup. Mais quelqu’un qui reçoit les prestations maximales au titre du Régime de pensions du Canada (RPC) et de la Sécurité de la vieillesse (SV) – soit à peu près 21 000 $ par année – aura besoin de seulement 200 000 $, environ, issus des revenus de la vente de sa maison pour vivre en résidence pendant six ans. Ce calcul suppose une augmentation annuelle du loyer de 3 %, ainsi qu’un rendement annuel de 3 % sur les revenus de la vente de la maison. »

Qu’en est-il des marchés au Canada où le prix des maisons a explosé au cours des dernières années? « Les propriétaires qui évoluent dans des marchés immobiliers très forts, comme ceux de Vancouver ou de Toronto, où le prix moyen d’une maison unifamiliale dépasse largement le million de dollars, pourraient être en mesure de financer le coût d’une résidence pour retraités seulement avec les revenus de placement résultant de la vente de leur maison. »

Évaluer le coût de ses besoins en soins de santé

Certains des retraités qui songent à déménager en résidence peuvent avoir besoin de plus de soins au quotidien pour bénéficier d’une bonne qualité de vie (p. ex. résidence pour personnes semi-autonomes, services de maintien des fonctions cognitives). M. Heath s’est aussi penché sur ce cas de figure : « Si une personne doit débourser davantage pour des soins – disons 6 000 $ par mois – et que les revenus de la vente de sa maison se chiffrent à 295 000 $, par exemple, elle pourra s’offrir six années dans une résidence pour personnes semi-autonomes ou qui requièrent un maintien des fonctions cognitives. Ceci, à condition qu’elle reçoive les prestations maximales au titre du RPC et de la SV et qu’elle obtienne un rendement de 3 % sur les revenus de la vente de sa maison. »

Déterminer si l’on peut s’offrir la vie en résidence

Pour savoir jusqu’où vous mènera votre argent, je vous conseille de faire appel à un planificateur financier agréé spécialisé en prévision des revenus. Il pourra examiner votre actif total, les revenus dont vous disposez, le taux de rendement de l’actif que vous détenez actuellement et de celui issu de la vente de votre maison, le taux d’inflation, l’incidence du coût de la vie sur vos économies ainsi que les avantages fiscaux et l’aide financière du gouvernement fédéral auxquels vous êtes admissible.

Une étape importante – que vous pouvez accomplir vous-même – consiste à visiter plusieurs résidences dans votre région pour déterminer le mode de vie et le niveau de soutien qui correspondent le mieux à vos besoins, avant de penser au prix. Vous pourrez ensuite demander à votre planificateur financier d’évaluer attentivement toutes vos dépenses actuelles et projetées pour vous assurer d’avoir les moyens de vous payer la résidence désirée.

Il faut aussi savoir que pour certains aînés, la valeur nette de leur maison suffit amplement à couvrir le coût d’un séjour prolongé dans une résidence, tout en leur permettant de laisser un héritage s’ils le veulent!

« Où vivre? », « Comment faire le meilleur choix pour moi? » et « Comment payer pour tout? »; autant de questions complexes pour lesquelles il n’existe pas de réponse unique. Mais avec un peu de planification, vous et votre famille cultiverez la tranquillité d’esprit nécessaire pour changer votre mode de vie en mieux.

Pour plus de conseils sur la planification financière en vue de la retraite, visitez ma page sur Chartwell.com.


Kelley Keehn À propos de Kelley

Formatrice en finances personnelles, auteure, conférencière et personnalité présente dans les médias depuis plus de 20 ans, Kelley Keehn fera paraître son dixième livre, Talk Money to Me, aux éditions Simon and Schuster en décembre 2019. Elle se porte à la défense des intérêts des consommateurs pour Financial Planners Canada et siège à de nombreux comités d’importance dans le secteur financier. Au cours des trois dernières années seulement, elle a accordé plus de 800 entrevues à la télévision, à la radio et dans la presse écrite sur une multitude de sujets liés à la littératie financière. Sa mission est d’aider les Canadiens à se sentir à l’aise avec les questions financières.


Les informations contenues dans cette vidéo et sur la page de Kelley Keehn sur Chartwell.com sont fournies à titre informatif seulement. Elles ne doivent pas être considérées comme des conseils juridiques ou financiers. Vous devriez consulter votre propre professionnel des services juridiques, fiscaux ou financiers pour déterminer ce qui convient le mieux à vos besoins particuliers. Les points de vue, réflexions et opinions exprimés ici sont ceux de Kelley Keehn et ne reflètent pas obligatoirement ceux de Chartwell, résidences pour retraités ou de ses filiales.