L’intelligence émotionnelle contribue-t-elle à une meilleure santé?

Extrait : L’intelligence émotionnelle (IE) est associée à une meilleure protection contre les maladies cardiaques, ainsi qu’à une meilleure gestion du diabète de type 2 et d’autres maladies chroniques. L’intelligence émotionnelle contribue à une meilleure santé psychologique, et les personnes qui en ont peu sont plus à risque de souffrir de dépression et de troubles anxieux. Les aînés régulent mieux leurs émotions et ont généralement des niveaux plus élevés d’intelligence émotionnelle, mais celle-ci peut aussi être améliorée par l’acquisition de compétences émotionnelles.


L’intelligence émotionnelle (IE) est la capacité de comprendre ses propres sentiments et ceux des autres, en plus d’utiliser ces sentiments pour guider sa pensée et ses actions*, selon l’Université Yale. Elle comprend des compétences telles que l’identification et l’expression de ses sentiments, la compréhension et l’analyse des émotions, et la gestion de ses émotions et de celles des autres*.

L’intelligence émotionnelle a-t-elle une incidence sur la santé globale des gens? Selon une étude publiée en 2018 dans Psychology, les personnes ayant des niveaux plus élevés d’intelligence émotionnelle sont généralement susceptibles de jouir d’une meilleure santé physique et mentale*.

Elle améliore la santé physique

Une étude du Global Journal of Health Science a démontré qu’un groupe de patients atteints d’une cardiopathie possédaient une intelligence émotionnelle inférieure à celle des membres d’un groupe comparable n’ayant pas de problèmes cardiaques*. Les personnes qui gèrent et régulent leurs émotions plus efficacement dans la vie de tous les jours et qui se montrent moins souvent négatives sont mieux protégées contre les maladies cardiaques*.

Une autre étude publiée dans Personality and Individual Differences a fait ressortir qu’un groupe de patients atteints de diabète de type 2 dont l’intelligence émotionnelle était plus élevée avaient un meilleur contrôle de leur glycémie et que des patients diabétiques qui avaient reçu une formation en intelligence émotionnelle contrôlaient mieux leur glycémie*. L’intelligence émotionnelle peut contribuer à améliorer l’état de santé des patients atteints de maladies chroniques : en effet, les personnes ayant peu d’intelligence émotionnelle ont plus de difficulté à suivre les plans de traitement et les prescriptions en matière de mode de vie*, conclut une étude publiée dans Psychology.

Elle favorise la santé psychologique

Le journal Archives of Gerontology and Geriatrics publie quant à lui une étude qui démontre que des aînés ayant une meilleure intelligence émotionnelle présentaient un risque plus faible de dépression*. Par ailleurs, d’après une recherche dirigée par l’Université Western Ontario, les personnes ayant une intelligence émotionnelle supérieure éprouvent généralement moins de détresse psychologique et sont moins anxieuses.

Des chercheurs des universités McMaster, Trent et Ryerson ont également souligné que les personnes atteintes de divers troubles anxieux, y compris le trouble d’anxiété sociale, le trouble obsessionnel compulsif et le trouble panique*, avaient une intelligence émotionnelle inférieure.

Santé émotionnelle et vieillissement

Des recherches sur la santé émotionnelle et le vieillissement ont révélé que les expériences émotionnelles sont généralement plus riches à mesure qu’on vieillit et, selon une étude publiée dans Journals of Gerontology, les émotions positives devenant plus importantes*. Les expériences de vie aident les aînés à mieux gérer leurs émotions et à améliorer leurs compétences et leur intelligence émotionnelles, ainsi que leur bien-être*; ces conclusions s’appliquent à la majorité des aînés, mais pas à tous.

Heureusement, les expériences de vie et l’acquisition de compétences permettent d’améliorer l’intelligence émotionnelle. D’après la Harvard Medical School, le développement de quatre compétences clés aide à accroître l’intelligence émotionnelle : l’autogestion, la conscience de soi, la conscience sociale et la gestion des relations*.

Chartwell, résidences pour retraités offre de nombreuses activités et évènements sociaux, comme des clubs de lecture, des soirées de jeux, des cours de yoga sur chaise et des sorties communautaires, qui donnent aux résidents l’occasion de nouer de nouvelles amitiés et de maintenir des relations étroites, contribuant ainsi à l’amélioration de leur intelligence émotionnelle et favorisant leur bien-être et leur santé.


*Les références citées dans cet article de blogue proviennent des sources suivantes (par ordre d’apparition) :
1. Université Yale. « Emotional intelligence and physical health » (2004), en ligne : http://ei.yale.edu/wp-content/uploads/2014/01/pub269_Woolery_Salovey_2004.pdf
2. Gordon College of Education. « Emotional intelligence and health outcomes » (2018), en ligne : https://file.scirp.org/pdf/PSYCH_2018101115073538.pdf
3. Global Journal of Health Science. « Emotional intelligence and coronary heart disease: How close is the link? » (2010), en ligne : https://www.researchgate.net/publication/43199387_Emotional_Intelligence_and_Coronary_Heart_Disease_How_Close_Is_the_Link
4. Personality and Individual Differences. « The role of trait emotional intelligence in diabetes self-management behaviours: The mediating effect of diabetes-related distress » (2018), en ligne : https://www.researchgate.net/publication/324771111_The_role_of_trait_emotional_intelligence_in_diabetes_self-management_behaviors_The_mediating_effect_of_diabetes-related_distress
5. Archives of Gerontology and Geriatrics. « Emotional intelligence (EI) as a predictor of depression status in older adults » (2012), en ligne : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0167494312001288
6. Université Trent. « Emotional intelligence in social phobia and other anxiety disorders » (2011), en ligne : https://www.researchgate.net/publication/225686341_Emotional_Intelligence_in_Social_Phobia_and_Other_Anxiety_Disorders
7. Université Stanford. « Emotional aging: recent findings and future trends » (2010), en ligne : https://academic.oup.com/psychsocgerontology/article/65B/2/135/642926
8. Harvard Health Publishing. « Improving emotional intelligence (EQ) » (2019), en ligne : https://www.helpguide.org/articles/mental-health/emotional-intelligence-eq.htm