Tricoter pour bonifier sa santé cérébrale… et trois autres bonnes raisons de choisir ce passe-temps

Le Dr Yonas E. Geda, psychiatre à la clinique Mayo, a interrogé 1 321 personnes ayant de 70 à 89 ans, au sujet de leurs activités affectant la santé cognitive. Les résultats de l’étude* ont montré que les aînés qui s’adonnent à des passe-temps créatifs, comme le tricot ou le crochet, couraient jusqu’à 50 % moins de risque d’avoir un trouble cognitif léger. Les chercheurs estiment que le tricot stimule le développement de connexions nerveuses dans le cerveau, ce qui permet d’améliorer les capacités de raisonnement. Le tricot favorise aussi la reconnaissance des formes et la coordination œil-main, ce qui est excellent pour la motricité fine et la concentration.

Le tricot rend plus heureux

La physiothérapeute britannique Betsan Corkhill a entrepris des recherches innovantes sur le tricot thérapeutique et a constaté, à la suite d’un sondage* réalisé en 2010 auprès de 3 500 personnes s’adonnant au tricot, que 81 % d’entre elles se sentaient plus heureuses après avoir tricoté. Même les répondants qui présentaient des signes cliniques de dépression ont dit avoir un état esprit plus positif après la pratique du tricot, dans une proportion de 54 %. Qui plus est – et quiconque a réalisé même un très simple ouvrage de tricot sera d’accord –, les tricoteurs se sentaient encore plus heureux quand ils exposaient le travail qu’ils avaient réalisé.

Jar with knitted cover holding different sized knitting needles and crochet hooks.Le tricot est thérapeutique

Betsan Corkhill a aussi fondé stitchlinks.com, une organisation britannique qui fait la promotion des bienfaits curatifs et sociaux du tricot, notamment dans la gestion de la douleur. Le mouvement rythmé du tricot procure une distraction apaisante aux personnes qui souffrent de douleurs chroniques. « La douleur prend sa source dans le cerveau, et non dans les muscles et les articulations, explique Corkhill. Le cerveau doit être attentif aux signaux que lui envoie le corps. Si l’on s’ennuie ou que l’on se sent seul ou malheureux, on ressent plus de douleur que lorsqu’on est plongé dans des activités sociales ou que l’on est occupé; c’est un constat généralement reconnu », conclut-elle.