Hommage à leurs histoires

Il devient de plus en plus important de préserver le souvenir de l’histoire unique des anciens combattants. Plus d’un million de Canadiens ont servi dans les Forces canadiennes pendant la Deuxième Guerre mondiale. Anciens Combattants Canada estime qu’environ 88 000 d’entre eux sont toujours vivants, leur moyenne d’âge étant de 90 ans. Ces statistiques impliquent que les générations futures pourraient ne jamais avoir l’occasion d’entendre de la bouche même des hommes et des femmes qui sont allés au front le compte rendu de leur expérience. Chez Chartwell, nous sommes fiers de compter parmi nos résidents de nombreux anciens combattants. C’est grâce à leur courage, à leur service et à leur sacrifice que le Canada a pu conserver sa force, sa fierté et sa liberté, et en ce jour du Souvenir, nous leur rendons hommage en mettant en valeur quelques-unes de leurs histoires et certains de leurs souvenirs.

« En novembre 1942, j’ai été affecté à Gander, à Terre-Neuve, l’une des principales stations engagées dans la Bataille de l’Atlantique. Le Lady Rodney, soit le traversier choisi pour transporter les troupes à Terre-Neuve, était escorté par un destroyer canadien. La traversée a été très agitée et la plupart des passagers, dont moi-même, ont été pris du mal de mer. À notre arrivée au port de St. John’s, nous avons été accueillis par des employés de l’Armée du Salut et des bénévoles de la région. Ils avaient préparé pour nous du café bien chaud et des sandwiches. C’est alors que je me suis rendu compte de l’importance du front intérieur pour soutenir le moral des combattants. »
• Miro Kostiuk, résidence Chartwell Robert Speck

« J’ai obtenu mon diplôme d’études secondaires de la Kamloops High School en 1942 et j’avais l’intention d’aller suivre mon cours d’infirmière, mais la Marine commençait à recruter des femmes. J’ai donc posé ma candidature, puis été acceptée à la formation pour devenir radiotélégraphiste à terre. J’ai été affectée à un poste d’écoute très secret situé à l’extérieur d’Ottawa et chargée de repérer et de localiser les sous-marins allemands à des centaines de kilomètres de distance et d’intercepter leurs communications en code morse adressées aux quartiers généraux en Allemagne et en France. Mon travail consistait à écouter attentivement la fréquence radio et à surveiller les signaux émergeant des bruits parasites. »
• Lois McGlashing, résidence Chartwell Colonel Belcher

« Le jour du Souvenir a toujours été pour moi un moment important de l’année. J’ai servi dans la Marine royale canadienne pendant la Deuxième Guerre mondiale, mais j’ai aussi rencontré mon épouse à l’occasion d’une soirée dansante à la Légion après le défilé du jour du Souvenir. Voilà pourquoi le 11 novembre est une date toute spéciale pour moi. Ma première fille est également née le 11e jour de ce mois, après notre mariage. »
• James Macaulay, résidence Chartwell Belvédères Lachine

« Nous étions en route vers un centre de formation en Ontario et je me souviens d’un dîner en particulier, du poisson pané. Après le repas, nous avons tous été malades et on a présumé qu’une quelconque sorte de poison s’était introduite dans l’approvisionnement alimentaire. Il s’est avéré que du poison à rat avait été mélangé par erreur avec la panure. Je me souviens d’un médecin militaire faisant circuler un contenant de quelque 32 litres d’une solution dont nous devions chacun boire un verre afin d’évacuer le poison de notre système. Il semble que le cuisinier avait demandé à son aide d’aller chercher la poudre à pâte dans le placard et que celui-ci ait pris le mauvais sac et l’ait versé dans le mélange. »
• Wesley Desjardins, résidence Chartwell Kamloops

« Lorsque j’avais 20 ans, j’étais inscrit à un programme d’apprentissage afin de devenir plombier. Parallèlement, j’ai aussi reçu une lettre m’informant de mon obligation de m’enrôler dans l’armée. C’était l’âge normal pour être appelé et je n’avais donc pas le choix. Lorsque j’ai reçu cette lettre, j’étais enthousiaste. Enthousiaste à l’idée d’apprendre quelque chose de nouveau, mais aussi de suivre les traces de mon père. »
• Frank Ostronic, résidence Chartwell Robert Speck

« La patrouille de nuit est devenue ma spécialité, mais mon plus grand regret fut la perte de mon cher ami, le soldat Haulde, de Montréal, sur les rives de la rivière Senio. Je me souviens aussi d’avoir été en train de diriger une patrouille de combat et d’avoir été surpris par un échange de coups de feu avec des éléments ennemis. J’ai été blessé au bras et rapatrié en Angleterre où j’ai retrouvé mes deux frères également blessés et hospitalisés. »
• Bob Nuttal, résidence Chartwell Conservatory Pond

« Lorsque je repense à cet épisode de ma vie, je me rends compte de la chance que nous avons eue de nous en sortir indemnes malgré la violente tempête maritime. La proue de notre dragueur ne cessait de s’élever jusqu’à ce qu’elle atteigne la crête de la vague. Puis elle replongeait, submergée pendant un moment par la mer. Depuis la salle des moteurs, je pouvais sentir la vibration des tôles de pont et je me demandais si le bateau allait se rompre. C’était un vieux bateau robuste, et il a tenu le coup. Saint-Christophe était sûrement des nôtres lors de ce voyage. »
• Babe (Arthur) Therriault, résidence Chartwell Elmira
Le livre HOMMAGE, qui peut maintenant être téléchargé sur le site Web de Chartwell,
présente des histoires et des souvenirs semblables à ceux qui sont présentés cidessus.
Incluant des portraits inspirants et des images saisissantes de 35 anciens combattants ayant vécu dans des résidences Chartwell de partout au Canada, ce livre constitue un formidable rappel des importants sacrifices qu’ont faits nos anciens combattants pour défendre les valeurs de justice, de paix et de sécurité. Pour télécharger le livre et le partager avec les membres de votre famille et vos amis en ce jour du Souvenir, visitez www.chartwell.com.